01.09.2008

Tous à bord mousaillons ?

D’accord, d’accord, ce n’est pas très frais : la torpeur estival engourdit et j’ai omis de préciser ici qu'enfin - après des heures de travail et de négociation - mon premier reportage "d'envergure" est paru. Plus d’heures de négociation en fait que de travail. J’ai passé peu de temps à écrire mais beaucoup à recalibrer et, je ne suis pas fort à ce genre d’exercice, tenter de titrer l'article (normalement, ce sont les SR qui font ce boulot, non mais !) De guerre lasse, c’est ma rédac chef qui s'en est chargée. Bon, d’accord, j’aurais pu faire plus glamour. Il n'aurait tenu qu'a moi, j'aurais fait un fabuleux reportage sur la transmission (c'était le thème : la transmission intergénérationnelle d'une passion, excusez du peu...)  de l'amour de la mode d'une grande bourgeoise à sa fille avec de belles photos glacées sur l'avenue Montaigne. Mais, apparement, c'est pas notre cible.  Fort mari, j'ai donc filé (8 heures de train) dans ce finistère, un manuel de conversation breton sur les genoux et ma gabardine fourrée Chanel sur les épaules. L'opération, tout prêt a mingler avec la population locale que j'étais, fut un succès. Que des infos croustillantes ! Voici le résultat :

Concarneau, tous à bord mousaillons !

"Quand on lui demande si elle aime la pêche, Nora, fillette vive et un peu timide, n'hésite pas : « Oui, j'aime pêcher les poissons et le crabe ! » s'écrie-t-elle. Une histoire de famille pour cette petite fille. Sophie, sa mère, nous explique, les yeux pétillants : « Il n'y a pas de mystère, mon grand-père était dans la marine marchande et j'ai baigné très tôt dans la pêche. Avec mes parents, on passait toutes nos vacances aux Glénan et on dormait dans le bateau de mon père. Avec ma mère, on faisait de la pêche à pied et à la traîne, avec mon père on remontait les filets dans le bateau. » Sophie, depuis, a grandi, mais le bateau, un petit voilier de 6 mètres, est toujours là et les dimanches sont l'occasion pour toute la famille, du grand-père à la petite-fille, de prendre le large ou de filer sur la plage, et de partager une même passion, celle de la mer.
 
A 4 ans et demi, Nora est déjà une experte. « Elle adore plonger sa main dans l'eau, récupérer les étoiles de mer et les algues. Elle sait repérer les trous dans le sable où se cachent les coquillages. J'ai commencé par l'emmener sur mon dos pour chercher les bigorneaux. Pendant les vacances et les dimanches on cherche les palourdes, les couteaux et on va sur le bateau, même s'il ne fait pas beau. »


« J’aime parler de l’histoire de la pêche »


Si elle n'est pas concarnoise de naissance, Sophie est loin d'être étrangère à la mer. Ses parents ne sont pas marins, mais « il y a quelque chose d'incontrôlable, une attirance », précise-t-elle. Un grand-père dans la marine marchande et un environnement de pêcheurs à Quimper, ça laisse des traces. Et quand il s'agit de se choisir un métier, c'est toujours proche de la mer : Océanopolis, à Brest, la compagnie Brittany ferries, et aujourd'hui le musée de la Pêche de Concarneau où Sophie officie comme guide. Gardienne attentive du savoir-faire des pêcheurs, elle transmet aux visiteurs le respect de la mer qu'elle inculque à sa fille. « C'est comme ça, j'aime parler de l'histoire de la pêche », ajoute-elle modestement. Elle veut faire comprendre « qu'il y a une vie avant l'assiette, que le poisson ne vient pas de nulle part, qu'il y a une histoire à respecter ».Et elle n'est pas seule. A Concarneau, de père en fils et de mère en fille, que l'on soit mareyeur, armateur ou docker, tout le monde se sent concerné par la pêche. L'histoire de la ville s'est construite autour de ses activités maritimes, de la pêche en chaloupe jusqu'à la pêche hauturière sur les chalutiers. Il suffit de s'installer au Crème, petit café donnant sur le port, pour entendre les marins, tassés au bout du comptoir devant un café, parler « prises » et chaluts. L'urbanisme de la ville aussi est marqué par la pêche. Les façades régulières et granitiques s'enroulent autour de la ville close : une excroissance fortifiée par Vauban qui sépare le port de pêche du port de plaisance. Bref, la pêche fait partie, plus qu'ailleurs sur la côte de Cornouaille, du patrimoine concarnois. Un patrimoine que le musée de la Pêche s'attache à préserver et à transmettre.  

 On y retrouve Sophie, qui conduit son groupe de visiteurs à travers les salles aménagées dans les anciens locaux de la caserne Hervo, un grand bâtiment austère pressé contre le rempart à l'entrée de la ville close. C'est ici que le musée de la Pêche a accumulé ses trésors. « Depuis sa création en 1961, l'ambition du musée, résume Jean-Marie Béchu, le directeur, c'est de parler du monde de la pêche dans son intégralité avec l'idée qu'on doit préserver tous les savoir-faire pour les porter à la connaissance de tout le monde. »  
 

« Il y aura toujours des marins ! »
  
La visite commence par la présentation de l'un des rares spécimens de poisson coelacanthe conservé dans le formol : ce poisson, qui existait déjà avant la disparition des dinosaures, est souvent considéré comme le chaînon manquant entre les formes primitives de vie aquatique et les premiers reptiles. On passe ensuite en revue les techniques de pêche et de conservation du poisson, l'armement des bateaux. Le tout est présenté à grand renfort de maquettes, qui - et c'est la grande fierté du directeur - sont construites sur place, dans l'atelier du musée. Avec force dioramas aussi, ces décors miniatures au charme désuet qui mettent en scène la vie des pêcheurs. Jean-Marie Béchu y tient : « Les dioramas font partie de l'âme du musée et en ont fait la réputation », confie-t-il avant que Sophie nous conduise devant les deux aquariums et le simulateur de conduite d'un chalutier. « Le souci des fondateurs du musée, ajoute-t-il, est de donner du concret en grandeur nature pour que les visiteurs se rendent vraiment compte de la manière dont les pêcheurs travaillent. » Le musée conserve ainsi, au milieu de la grande salle, des chaloupes de pêche, et présente tout au long de la visite différents outils emblématiques : paniers, épuisettes et filets, dont le « filet bleu », utilisé pour la pêche à la sardine et qui a donné son nom à la fête éponyme, créée en 1905 pour venir en aide aux pêcheurs de Concarneau durement touchés par la désertion de la sardine des côtes bretonnes.

Et puis, il y a l' Hémérica, véritable chalutier de 35 mètres, restauré pour la visite. Les commentaires de l'ancien capitaine, Marcel Legoc, y sont diffusés dans la cale et le poste d'équipage. Sur le bateau, Sophie s'emploie à garder intact le souvenir des marins qui y ont travaillé, en constituant avec les visiteurs des équipages éphémères. « Mon but est de les amener à comprendre ce qu'il leur faudrait pour vivre à bord », dit-elle en souriant.  

Au poste de commande de l'Hémérica, on rejoint Marcel Legoc, jubilant devant l'un de ses anciens plans de pêche. Aujourd'hui administrateur bénévole du musée, il avoue, comme à regret, qu'il n'habite plus à Concarneau mais que la ville concentre l'essentiel de son histoire. Son engagement dans les activités du musée ? « J'ai toujours été très attaché à mes outils de travail et à mes équipes. J'ai eu le meilleur et ça a toujours bien marché pour moi : c'est cette image positive que je veux transmettre. » Et, à lire le commentaire d'un comité de pêche laissé sur le livre d'or du musée, la visite « qui rend honneur à notre passion à laquelle nous avons consacré toute notre vie » atteint l'objectif que l'ancien capitaine de pêche s'est fixé.  
 
La suite ? « Les enfants, ça fait plaisir de les voir, nous confie Marcel, de voir la relève, peut-être... Il y aura toujours des marins ! » A la fin de la visite, on questionne Sophie : et si Nora décidait de devenir « pêcheuse » ? « Je crois que j'aurais très peur, répond sa mère. Des disparitions et des accidents en mer, j'en ai connu, mais je l'encouragerais. Je lui dirais 'fonce'. » A Concarneau, tradition oblige, la mère s'efface devant la mer.

13.06.2008

J'arrête !

D'accord, d'accord, vous m'avez connu pédant, toujours prêt à dégainer foultitude de références musicales et ou littéraires extrêmement élitistes. Pour vous prouver le contraire, pour vous prouver que je peux verser dans la culture populaire, je livre à vos yeux ébaubis ce clip de Yiss. C'est décadent, c'est dégoutant, et le pire c'est que j'adore. Surtout la dernière scène... Une version très contemporaine de "The end of a love affair" (Surtout quand la chanson est interpretée par la Billie de Lady in Satin).



30.05.2008

Comment améliorer son pouvoir d'achat sur Internet ?

Vous êtes de plus en plus à faire vos achats sur Internet. Si on peut vraiment avoir des prix réduits sur le net, il faut rester attentif : acheter pas cher c'est bien, mais pas à n'importe quel prix. Alors comment ça marche ?

1293601076.jpg« La première motivation d'achat sur Internet, c'est les prix, explique sur 01net.com Pierre Kociusko-Morizet, PDG de priceminister.com. Si les Internautes se mettent à la vente en ligne, c'est bien pour optimiser leur pouvoir d'achat ». Une étude récente Ebay-TNS Sofres le montre, vous êtes de plus en plus à préférer le Net pour faire des économies : 64 % des enquêtés admettent avoir recourt à Internet pour économiser sur les livres, les vêtements, les accessoires de mode et la High-Tech. Oui, mais comment ça marche ? Pourquoi les prix sont-ils moins cher sur Internet ?

« Pas de miracle »

Comme nous le confie Emmanuel Pontneau, journaliste conso sur Direct 8, « Il n'y a pas de miracle, les cybermarchands ce n'est pas l'eldorado. Sur Internet, c'est moins cher parce que il n'y 'a pas d'intermédiaires et que les structures sont plus légères. » Patricia Labiano, journaliste conso au Pèlerin, ajoute « sur internet, les cybermarchands font des économies d'échelle. Les prix pour de grosses quantités de produits sont négociés au départ et si l'on prends l'exemple des compagnies aériennes low-cost la recette est simple : on rogne sur tout. Pas de boutique, pas de personnel, et pas de service à l'intérieur de l'avion ». bref, sur internet, il n'y a que le produit qui compte.

« Acheter intelligent »


Emmanuel Pontneau prévient, « attention, sur Internet ce n'est pas forcement moins cher. Il faut savoir acheter intelligent.» Et pour acheter intelligent, c'est du sport ! Guy Solenn, auteur du Guide du pouvoir d'achat*, nous explique qu'il faut rester attentif. « Mes conseils aux internautes, c'est d'abord de courir les magasins, de bien connaître les prix pour s'assurer que l'économie est réelle sur Internet. Ensuite, il faut  faire bien attention aux prix indiqués. Pour l'électroménager, par exemple, il faut voir si l'écotaxe est bien comprise dans le prix et toujours ajouter le surcoût de la livraison. Enfin, il faut toujours vérifier les conditions de garantie. ». Du travail en perspective...

*Guy Solenn, Le guide du pouvoir d'achat, City éditions

Dessin P. Steiner (New-Yorker)

Pour aller plus loin :
Les astuces pour baisser sa note au supermaché
Les bons plans pour vivre moins cher
Vos astuces pour accroitre votre pouvoir d'achat